mardi, septembre 13, 2016

Adieu à Nabil Farès !

Nabil Farès vient de nous quitter le 30 août à Paris, en France. Voici un témoignage parmi d’autres, celui de mon ami Boussad Berrichi, professeur au département de littérature de l’Université d’Ottawa :

Portrait de Nabil Farès
El-Watan
« Son écriture scientifique est teintée du verbe poétique. Je me rappelle de nos nombreuses rencontres à Paris, notamment la première. Il m'avait donné rendez-vous au Café Latin dans le quartier latin et je lui avais dit au téléphone: « Donc, il y aura avec nous nos penseurs de langue latine - tels que Saint-Augustin, Apulée!? », et il m'avait répondu « Oui, ils seront toujours avec nous, car ce sont de grands penseurs de notre sève natale, la Berbérie ». 

Je garde des souvenirs émus de lui, sa modestie, son sourire particulier, son verbe poétique, sa gestuelle quand il parle... Je l'avais invité ensuite dans mon émission Idles/Culture sur BRTV en février 2004 et il était très heureux de s'exprimer enfin sans être censuré - et avant l'émission, il m'avait dit « Boussad, aujourd'hui, je vais parler aux miens en Kabylie, notre terre des oliviers.» En effet, durant l'émission, il a parlé de son père, Abderrahmane Farès, de Feraoun, Mammeri, Kateb Yacine, Tahar Djaout, Jean El-Mouhoub et Taos Amrouche, etc. 

À ce jour, je garde précieusement la K7 VHS de notre émission et ce soir j'en profite pour la revoir, écouter encore son verbe poétique, ses paroles, ses réflexions. »

Pour aller plus loin :

Adieu Nabil Farès : il était une fois l’Algérie ! Amin Zaoui, Liberté du 1er septembre 2016.

Nabil Farès laisse un Maghreb orphelin, El-Watan du 2 septembre 2016.

Nabil Farès vu par l’écrivain Ahmed Hanifi dans son blog du 3 septembre 2016.


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