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samedi, novembre 10, 2012

14 novembre 2012 : journée d’action européenne contre l’austérité


Mercredi 14 novembre 2012 est une date à retenir. Pour la première fois, ce sera l’ensemble du continent européen qui observera une journée contre l’austérité. C’est à l'appel de la Confédération européenne des syndicats.
Il faut s’attendre à une série de manifestations de solidarité un peu partout en Europe. Qu’est-ce que cela va entraîner ? Personne ne peut le dire. Mais, c’est une manière d’exprimer la solidarité des et aux travailleurs face aux puissantes organisations comme le FMI  qui veulent mettre des pays comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal et d'autres, à genoux.
Une excellente initiative dans ce contexte, pour la prise de conscience, pour montrer et dénoncer l’ampleur du désastre en cours en Europe, c’est le site Chroniques d’un hiver européen de Etienne Haug. Chroniques d’un hiver européen est une série documentaire racontant le quotidien de citoyens européens pendant la crise économique connue sous le nom de « crise de la dette européenne ».
Si un seul pays européen tombe, c’est la boîte de Pandore que l’on ouvre. Et il ne restera plus que les prières, avant l’effondrement !
La seule solution ne serait-elle pas un effacement de la dette ?

dimanche, juillet 17, 2011

La crise de la dette américaine : ce n'est pas une simple "bulle"

La crise de la dette américaine est sérieuse, des plus sérieuses. Barack Obama s’adressant vendredi aux représentants du Congrès, a indiqué que le « temps presse » afin d’éviter « la fin du monde ». Cette expression de « fin du monde » et celle d’« Armageddon » ne sont pas gratuites dans un discours  politique du président des États-Unis en ce moment, précisément. La situation est vraiment critique.  Il s’agit pour l’équipe présidentielle américaine de relever rapidement le plafond de la dette afin d'éviter une faillite des comptes publics.
Les États-Unis ne sont pas la Grèce, ni l’Italie, ni l’Irlande. Leur échec risque d’entraîner le reste du monde dans la chute des marchés monétaires, obligataires et financiers.
À surveiller de près.

mercredi, mai 12, 2010

La Grèce dans la tourmente

Nous pouvons nous demander quel rapport existe entre le Canada et la Grèce et le pourquoi d’une certaine inquiétude qui gagne, ici, l’opinion. C’est vrai qu’avec la mondialisation et les relations étroites des économies, l’effet papillon n’est pas à écarter.
Le premier ministre Stephen Harper a terminé un voyage de cinq jours en Europe, en renouvelant son appel à une baisse de l'endettement des gouvernements à travers le monde et en les encourageant à suivre l'exemple du Canada. Il a reconnu que la spéculation financière a été un facteur dans ce qui se passe en Europe.
Son ministre des finances, Jim Flaherty, ne semble pas s’inquiéter pour le Canada, pour l’instant. Après la tempête boursière, il a déclaré aux journalistes, ne pas juger les marchés. Je sais, a-t-il dit, que l’économie canadienne est forte.
Pourtant, Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, tient un autre langage. Il voit un ciel nuageux. Il craint une nouvelle tempête économique mondiale qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la reprise économique au Canada.
Devant le comité bancaire du Sénat, il a mis l’accent sur l’urgence de trouver une solution rapidement à la crise grecque qui ébranle déjà la zone euro et les marchés financiers dans le monde avant qu'elle ne déborde dans d'autres pays.
Un autre observateur, Luc Fournier, gestionnaire d'actions canadiennes pour la compagnie d'assurances de Québec, l'Industrielle Alliance, dans un même souffle, note qu’il faut surveiller l’Euro. L'euro, a-t-il déclaré en entrevue au journal La Presse, donne une bonne lecture de la confiance des investisseurs qui attendent de voir s'il y aura une entente européenne appuyée par tout le monde ou si, au contraire, il y aura un effet domino.
À surveiller donc, d’autant plus que certaines prédisent une possible fin de l’Euro si aucune solution viable n’est trouvée.

Aux dernières nouvelles,  une nouvelle grève générale est prévue le 20 mai en Grèce.

Cette chronique a été diffusée le dimanche 9 mai sur les ondes d'Alger Chaîne III

mercredi, mars 04, 2009

Crise économique et financière : vers une troisième guerre mondiale?

Photo extraite de Mondialisation.ca

Le titre est exagéré, je l’accorde. Pourtant, le titre exact devrait être, avec toujours une interrogation : Une guerre mondiale au secours de l'Empire américain? Ce titre n’est pas le mien. C’est celui de Jules Dufour (1) et émanant de lui, ce n’est pas une question gratuite lancée en l’air.

M. Dufour reprend l’analyse citée dans mon précédent article et va plus loin en cernant les contours de la stratégie géopolitique des États-Unis face aux bouleversements actuels. Le président américain, M. Obama, a certes, apporté l’espérance, une certaine espérance. Mais, un président fut-il américain, n’a pas de grandes marges de manœuvres. Ceux qui dirigent ne sont pas toujours ceux qui font les manchettes de l’actualité.

Dans la conclusion de son intervention, M Dufour écrit ceci - je le cite, pour vous inviter à vous reporter directement à son intervention :

« Depuis le début du siècle, les États-Unis, avec le concours de leurs alliés les plus fidèles, mettent en place tous les éléments et les ingrédients d’une guerre mondiale, une guerre qui soit de nature à sauvegarder les fondements de leur hégémonie planétaire. Ces principaux éléments sont le grand réarmement planétaire exacerbé par la guerre contre la terreur, des interventions permettant de maintenir les tensions entre plusieurs états, l’effondrement provoqué des économies des pays riches créant ainsi une turbulence majeure et une déstabilisation des activités économiques dans l’ensemble de tous les continents, une campagne de propagande contre les pays de l’axe du mal dont plusieurs pays du monde musulman, l’affaiblissement du pouvoir d’intervention de l’ONU et les difficultés d’application des règles du droit international et, enfin, la mise au point d’une stratégie d’intervention militaire massive contre l’Iran, le tout pouvant avoir un puissant effet d’entraînement dont les retombées peuvent s’avérer un atout de taille pour assurer le devenir de l’Empire et même une reprise des territoires stratégiques perdus au cours des dernières décennies.

Dans un tel contexte, une guerre nucléaire mondiale est possible et même probable. Ce scénario catastrophe semble de plus en plus celui que l’on prépare et la nouvelle administration à la Maison-Blanche pourrait difficilement le contrecarrer car ce sera vraisemblablement l’objet principal de son mandat au cours des prochaines années.»

À vous d'apprécier.



(1) Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi, membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec.