dimanche, mars 11, 2012

Russie : la realpolitik de Poutine

On peut le critiquer. On ne peut pas le démentir sur le plan international. Le président russe reste lucide. Aussi étrange que cela puisse paraître, il  voit les menaces à venir et elles sont réelles.

Poutine dit clairement être « convaincu qu’il n’est possible d’assurer la sécurité dans le monde qu’avec la Russie, et non pas en s’efforçant de l’évincer, d’affaiblir ses positions géopolitiques et sa capacité de se défendre. »
Ce qui semble se profiler à l’horizon. Ce n’est pas nouveau. Il faudrait en tenir compte. Il est temps de rétablir un équilibre multilatéral sur la planète.
Lien :
La Russie et l’évolution du monde par Vladimir V. Poutine


vendredi, février 24, 2012

Pour une « Europe sociale » : mobilisation le 29 février

Photo HD

Le mot d’ordre qui circule présentement en Europe : la dénonciation de l’austérité et du chômage. À l’appel de la Confédération européenne des syndicats. C’est une première. La Confédération s’est exprimée contre les projets de traités européens qu’on tente aujourd’hui d’imposer sans consultation.  La Confédération européenne des syndicats  rappelle la nécessité « d'une Europe sociale fondée sur la solidarité, la justice et la cohésion sociale ».  « Trop c’est trop ! » ajoute-t-on. Et les syndicats européens soulignent que « des alternatives à l’austérité existent. Il faut mettre l’emploi et la justice sociale au cœur des priorités.»

À surveiller.



mercredi, février 22, 2012

La Grèce nous interpelle

Je ne suis pas grec, mais j’aime la Grèce, le peuple grec, celui de l’intérieur, pour diverses raisons. Je viens d’entendre une parole grave, celle de Costas Gavras :
« cessez d'humilier le peuple grec". Ce sont les phrases qu’il fallait prononcer. Tout le reste n’est qu’une affaire de gros sous entre banquiers. Les banquiers sont-ils vraiment indispensables à la marche du monde?
Simple question.
Elle sera reposée dans les prochains mois.

dimanche, janvier 29, 2012

Angélopoulos : le poète du temps et de l'histoire

Photo AFP-Le Temps
Athènes est en deuil. La Grèce est en deuil. Et nous autres aussi, amoureux de la Grèce qui voit partir un de ses fils qui cherchait à dire et à comprendre avec les images qu’on attendait, ce qui fait mal à la Grèce. Théo Angélopoulos est parti. Un accident absurde.  Un motard roulant dans un cauchemar a arrêté son souffle. Un mardi, 24 janvier. Angelopoulos donnait la dernière main à un film consacré à la crise qui secouait son pays,  « L’autre Mer », un film ébauché, non encore achevé et qui restera désormais comme un point d’interrogation sur les raisons de la crise qui touche la Grèce, L'Europe et sans doute le reste du monde.

Le réalisateur, âgé de 76 ans, lauréat de la Palme d'or du Festival de Cannes pour « L'Éternité et un jour », et du Lion d'argent au Festival de Venise, pour « Alexandre le Grand », Angelopoulos est considéré à juste titre comme le représentant du  nouveau cinéma grec depuis les années 70. Sans trop insister, je rejoins Hélène Gérassimidou, l'actrice de « L'Éternité et un jour », qui a honoré « le poète du temps et de l'histoire ».


Le site officiel : Théo Angelopoulos (en anglais et en grec)
Le Monde: Theo Angelopoulos, l'éternité et une nuit
17 Film: La leçon de cinéma de Théo Angelopoulos

dimanche, janvier 22, 2012

Commémoration de la guerre d’Algérie : Guy Pervillé, censuré par le ministère français de la Culture

Guy Pervillé, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Toulouse - Le Mirail, en France, a été censuré par le ministère français de la Culture. Étrange n’est-ce pas, dans la France de 2012? M. Pervillé a été contacté pour participer à l’élaboration d’un recueil Commémorations nationales qui traite du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ou si vous préférez de la fin de la guerre d'Algérie. Certains éléments de sa réflexion n’ont pas plu et ont été supprimés. De plus, son texte a été ou va être publié sans le citer. Il s’explique sur son site. Intéressant. À découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas.
Personnellement, je ne vois pas ce qui dérange dans les propos de M. Pervillé. Il écrit certes, dans une perspective française. Mais je ne vois pas le hic, d'autant plus que les faits (à propos notamment des harkis) qu’ils relatent sont connus de longue date.

samedi, janvier 07, 2012

2012 : le message de Dadi Janki

Nous voilà donc dans une nouvelle année! 2012! Et après? Certes, une vieille sagesse indienne nous dit que le futur projette son ombre en avant. 2011 a été une année inquiétante : révolutions et bruits de guerre, crise financière, chômage et déstabilisation. Une autre sagesse de l'Inde nous dit que le danger qui n'est pas encore venu, peut être écarté.

Dans son message de nouvel an, Dadi Janki, responsable administrative adjointe des Brahma Kumaris, nous rappelle que nous sommes toujours incertains de ce que le temps nous réserve. Notre temps cependant est confronté à deux énergies : l’une descendante et l’autre ascendante.  La première est accompagnée du sentiment de peur, d’angoisse et de désespoir. C’est la plus visible. Mais la seconde énergie, beaucoup plus puissante mais moins visible, est l’énergie ascendante qui est en train de façonner une nouvelle histoire pour le genre humain.

Nous avons le choix de nous aligner sur telle ou telle énergie, souligne Dadi Janki.  Ce choix se fait d’abord au niveau de la pensée.

Nous avons donc, en tant qu’individus, un rôle à jouer dans le monde. Notre attitude vers l’énergie descendante ou ascendante influera sur le cours des événements. Aussi, remplissez-vous des énergies de paix, d'amour et de bonheur et laissez-les déterminer chacune de vos actions.
Bonne année à tous.

mardi, janvier 03, 2012

Le « printemps arabe » un an après : où en sommes-nous ?

1jour1actu
Le « printemps arabe » un an après : révolte, ingérence et islamisme. C'est le thème d'une conférence publique qui aura lieu à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) le 20 janvier, de 18 h 30 à 21 h.  Pourquoi la révolte? Pourquoi l’ingérence étrangère? Et pourquoi l’islamisme en fin de compte a-t-il remplacé les dictatures déchues?

À ces questions, trois personnalités tenteront d’apporter des éléments de réponse. Il s’agit de Mezri Haddad,  philosophe, ex-ambassadeur de Tunisie à l’UNESCO, auteur de La face cachée de la révolution tunisienne, islamisme et occident, une alliance à haut risque; de Fodil Boumala, chercheur en sociologie, militant des Droits de l’Homme; et, de Ahmed Bensaada, docteur en physique et auteur de l'essai « ArabesqueAméricaine : le rôle des États-Unis dans les révoltes de la rue arabe » paru en mai 2011 aux Éditions Michel Brûlé. Le rôle de modérateur sera tenu par Frédéric Castel, chargé de cours au Département de Sciences des religions de l'UQAM. M. Castel est également historien et géographe.
Cette conférence précédera de quelques jours un colloque sur le printemps arabe et qui portera spécifiquement sur les changements politiques et les nouveaux acteurs. La rencontre sera organisée le 16 février à l’UQAM par l'Observatoire sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Il s’agira alors d’analyser les mouvements en cours et comprendre leurs aboutissements politiques.

Conférence du vendredi 20 janvier 2012   
Horaire : 18 h 30 à 21 h       
Lieu : Université du Québec à Montréal (UQAM), local DS-R525, Pavillon J. A. De Sève, 320, rue Sainte-Catherine Est (coin Sanguinet), Métro Berri-UQAM
Entrée : libre