dimanche, juillet 19, 2009

Algérie : « Contre l’amnésie, pour la justice »

« Les gens qui sont touchés par le phénomène de disparition veulent connaître la vérité, ils réclament et veulent venir à la barre pour qu’ils puissent témoigner. Ils ont besoin de savoir ce qui est arrivé à leur proche afin de faire le deuil. »

Daho Djerbal
Chercheur et professeur d'histoire à l'Université d'Alger.

Qui s'opposerait à une telle revendication légitime et qui concerne chacun de nous? La mémoire doit faire son travail de remémoration. Il faut bien un jour, faire le deuil des traumatismes que l'Algérie a vécu. Il y a un travail à faire en ce sens. On ne peut l'occulter.

Lien :

El-Watan : Interdiction d’un colloque sur la mémoire et la réparation, 18 juillet 2009

lundi, juillet 13, 2009

Maryvonne Griat : Les passeurs de rêves

Quel que soit votre rêve, vivez-le, car l’audace est empreinte de génie, de puissance et de magie.
Goethe
( Une des citations mises en exergue au début du livre)

Les ailes d’Angelina (Alain Daumont), Juste une note (Claudine Tremblay), Des Étoiles dans les yeux (Betty Séré de Rivières), L’Énigme (Maryvonne Griat) , Ils ne font que passer (André Loiseau), L’inspiration (Maryvonne Griat) , L’urne (Gaston Lacroix) , La plus douce des illusions (Mouloud Belabdi), Poèmes : Bonheur – À petits pas – Les amis (Gilles Jodoin), Fugitive (Synthia N’Goma), Les éveilleurs (Jeanne Galland).

Voilà, des titres qui laissent rêveurs et qui poussent à être connus. Neuf auteurs réunis par Maryvonne Griat dans un recueil qui donne le ton au contenu : Les passeurs de rêves! (1)

Maryvonne titre sa postface Andantino pour, sans doute, ne pas trop s’attarder et laisser la parole aux auteurs qu’elle a réunis dans cette belle œuvre. Elle explique que sa « vision personnelle s’est instinctivement tournée vers celles et ceux qui s’appliquent à embellir la vie des autres (…). Tous initiateurs d’éblouissements, de plaisir, d’émotions diverses et de rires. »

Difficile de se concentrer sur un seul auteur. Les rêves sont multiples. Et dans ce recueil, chaque titre – chaque rêve - génère ses propres directions.

À vous de les découvrir.

MB

(1) Maryvonne Griat, Les passeurs de rêves, Éditions Melonic, Victoriaville, 2009, 96 pages.


dimanche, juillet 12, 2009

Le blanc de l'Algérie


Ils étaient sept moines…
Il y avait aussi Tahar Djaout, Youcef Sebti, Mahfoud Boucebci et bien d’autres cœurs humains éventrés.

Saura-t-on jamais la vérité?

On ne saura jamais...

Ceux qui restent le sauront un jour,

Un jour de Soleil flamboyant de Vérité.

Le blanc de l’Algérie!
Le blanc de l’Algérie!
Le blanc de l’Algérie!



Algeria watch

mercredi, juillet 01, 2009

Ce vendredi soir au Musée des Maîtres et Artisans du Québec : Invitation 5@7 Jasette Art'menthe

Le Musée des Maîtres et Artisans du Québec désire poursuivre les liens qu’il tisse avec les artistes de l'expo
« Émergence Alger- Montréal » afin de promouvoir leur talent et de partager leur art avec le public.

Parmi les exposants Nylda Aktouf, Miloud Boukhira, Cheraïtia Chakib, Noureddine Djoudja, Lyne Gagnon, Robert Gérard, Nacer Izza, Kamal Kebir, Hayat Kichou, Hamida Mehel, Azzedine Mekbel, Soreya Mekbel, Khadidja Seddiki et Marlène-Luce Tremblay.

C’est un rendez-vous afin de mieux connaître les œuvres et les artistes et de les rencontrer directement dans un cadre convivial.

Le rendez-vous est prévu à partir de 17 h, ce vendredi 3 juillet. Vous pouvez arriver un peu plus tard, évidemment.

Il y aura du thé à la menthe offert en signe d’amitié.

dimanche, juin 28, 2009

Aziz Farès : La Tangente impossible

Mon ami Aziz Farès avec qui j’ai partagé de belles années heureuses à Alger Chaîne III, la radio francophone algérienne, vient encore une fois de me surprendre avec la publication de son premier livre La Tangente impossible (1). Surprendre est peut-être un verbe que je ne devrais pas employer. J’ai en effet lu et apprécié quelques pages de son livre avant publication. Et quand je dis premier livre, je devrais préciser, livre écrit. Il a écrit en effet, de belles pages sonores à la radio qui resteront dans la mémoire de ceux, auditeurs, travailleurs, collègues de la Chaîne III qui l’ont écouté, rencontré, apprécié, suivi au fil des émissions.

Aziz Farès travaille avec les mots comme un sculpteur travaille avec la pierre brute dont on ne sait pas au départ, ce que ça va être tant que ce travail, au sens d’accouchement, n’a pas abouti. Dans le cas de La Tangente impossible, c’est un travail de remémoration. Les souvenirs personnels retravaillés dans des méditations philosophiques et poétiques en constituent la trame.

Le livre est préfacé par Maître Miloud Brahimi, ancien président de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme. Voici un extrait de cette préface que l’on retrouve dans la quatrième de couverture :

Grand animateur de Radio Alger chaîne III, qui avait accompagné et amplifié la démocratisation balbutiante entamée après Octobre 88, Aziz Farès a été contraint à l’exil comme nombre d’intellectuels algériens sommés de choisir entre la valise et le cercueil (…). Il faut imaginer Aziz Farès aux prises avec les mots, qui font sens ou n’en font pas, c’est sans importance. L’essentiel est de témoigner de l’humaine condition, sans fard ni complaisance, mais avec suffisamment de distance pour autoriser parfois, l’ironie sceptique d’un acteur sans illusion, mais avec l’ambition intacte de servir encore un peu, passionnément…

Avec La Tangente impossible, je peux affirmer qu’Aziz a entamé la construction d’une œuvre personnelle dont la trajectoire va se dessiner et se préciser au fur et mesure d’une évolution qui tire son levain de la vie même, telle que vécue, appréciée et, parfois, supportée. C’est une réflexion en profondeur qui embrasse les contours de la mémoire dans le déploiement du temps.

MB

(1) La Tangente impossible, 183 pages, éditions Mille-Feuilles, Alger, 2009.

Liens:
Le blog nassiralettres : Tangente impossible de Aziz Fares par Nassira Belloula
Liberté : La Tangente Impossible de Aziz Farès

lundi, juin 15, 2009

Un site à découvrir: patati et patata

Auto-portrait de l'auteur
Ne vous méprenez pas sur le titre du blog. Si vous vous intéressez à la pêche, à la poésie par inadvertance et aux dessins – desseins ? - impromptus de la vie telle qu’elle se vit, je vous conseille de jeter un coup d’œil vers un site qui ne vous laissera pas indifférent. Et pour cause, le titre en vaut le détour : patati et patata.
Quoi de plus beau pour nommer et dire la vie!

Et voici un aperçu, un poème, parmi d'autres que vous découvrirez, au détour des messages:

Feu rouge
Dans ma voiture
Toute pourrie
Dans mon corps
Tout vieilli
Le feu
Mon ventre
Ma tête
Le feu
Partout
Rouge
Le feu
Un cri
Léger
Soufflé
Par ta gorge
Tes mains
Écran
Devant
Ta bouche
Une peur
Toute petite
Minuscule
Presque un rire
Ta joue
M'échappe
Mes lèvres
Glissent
Et touchent
Le vide
Infini
J'emporte
Néanmoins
Le graal
De ton parfum
Un pare-choc
Impromptu
Une rue
Sous les arbres
Un été
Qui naît
Des feuilles
Colorées
Par Mai
Au-dessus
Des ombres
Le soleil
Quelque part
par-là
Toi
En dessous.

jeudi, mai 21, 2009

Interlude : IMAGINE

A dream you dream alone is only a dream
Un rêve que l'on fait seul n'est qu'un rêve
A dream you dream together is reality.
Un rêve que l'on partage est réalité.
Yoko Ono, G r a p e f r u i t , 1 9 7 0
Lien :
L'exposition La ballade pour la paix de John & Yoko, au Musée des Beaux-Arts de Montréal se poursuit jusqu'au 21 juin 2009.